Le gardien de l'Olympique de Marseille, Gerónimo Rulli, a dressé un bilan sans concession de la pression mentale causée par la saison tumultueuse du club, à la suite d'un match nul 1-1 contre Nice. L'international argentin, visiblement ému lors des interviews d'après-match, a décrit une campagne qui a laissé l'équipe épuisée, affirmant qu'une année à Marseille équivaut à cinq dans un autre club.
Les commentaires de Rulli, tenus après avoir été battu par un penalty panenka de son ancien coéquipier Elye Wahi, pointent vers un effondrement plus large de la stabilité au Vélodrome. Il a attribué les difficultés non pas aux exigences physiques, mais à une série implacable de perturbations en dehors du terrain. La saison a vu le départ de l'entraîneur Roberto De Zerbi, le départ du président Pablo Longoria, des conflits internes impliquant le conseiller sportif Medhi Benatia, un changement de logo controversé et des protestations persistantes des supporters contre la direction.
Selon des informations des médias français, le gardien de 32 ans a suggéré que l'effet cumulatif de ces événements a été particulièrement épuisant. Rulli, qui a rejoint Marseille en provenance de l'Ajax l'été dernier, a été un titulaire régulier lorsqu'il était en forme, mais sa première saison a été marquée par l'inconstance du club et l'incapacité de présenter une candidature crédible pour la qualification en Ligue des champions. Ses remarques soulignent un vestiaire qui lutte pour faire face au bruit incessant entourant l'institution.
Le contexte de la frustration de Rulli est un club apparemment en crise perpétuelle, le match nul contre Nice étant un microcosme d'une saison d'occasions manquées. Le résultat laisse Marseille à la dérive dans les places européennes, le projet sous le nouveau coach Jean-Louis Gasset n'ayant pas encore donné un sens clair de la direction. Pour Rulli, un vétéran de clubs comme la Real Sociedad et Villarreal, l'environnement semble avoir eu un impact personnel significatif.
Cette expression publique de fatigue soulève des questions immédiates sur l'avenir du gardien et la capacité du club à retenir les joueurs clés au milieu du chaos. Avec l'approche de la fenêtre de transfert estivale, de tels commentaires francs pourraient être interprétés comme un signal d'un désir de changement. Pour la direction de Marseille, la priorité sera de rétablir un sentiment de calme et de but, mais l'évaluation de Rulli suggère que ce processus devra être profond pour convaincre ceux qui sont au sein de l'équipe que le cycle d'instabilité est terminé.




