
La Serie A soutient Giovanni Malagò pour la présidence de la Fédération Italienne de Football
Les clubs de Serie A ont désigné l'ancien président du CONI, Giovanni Malagò, comme leur candidat à la présidence de la Fédération Italienne de Football (FIGC). La décision, rapportée par La Gazzetta dello Sport, ouvre la voie à une importante lutte pour le leadership afin de succéder à l'actuel président, Gabriele Gravina. La candidature de Malagò souligne la volonté de la première division d'exercer une influence plus importante sur la direction de la fédération.
La Serie A a formellement nommé Giovanni Malagò comme son candidat à la présidence de la FIGC. L'annonce, publiée par La Gazzetta dello Sport lundi, marque un mouvement significatif dans la prochaine course à la direction de l'instance dirigeante du football italien.
Selon le rapport, les 20 clubs de première division se sont unis derrière Malagò à la suite de discussions menées par le président de la Serie A, Lorenzo Casini. La nomination prépare le terrain pour une élection cruciale, la FIGC cherchant un successeur à l'actuel président, Gabriele Gravina. Le processus électoral devrait se dérouler dans les prochains mois, le vote impliquant une large assemblée de parties prenantes du football.
Giovanni Malagò, 68 ans, apporte à sa candidature un vaste portefeuille d'expérience en administration sportive. Il a été président du CONI de 2013 à 2023, supervisant le sport italien à travers de multiples cycles olympiques. Son mandat a été marqué par des projets d'infrastructure et la navigation dans les complexités de la politique sportive internationale. Bien que son parcours ne soit pas exclusivement dans le football, son rôle de premier plan dans le sport italien en fait un concurrent redoutable.
La nomination souligne le désir de la Serie A d'avoir une voix plus forte au sein de la fédération, en particulier sur les questions concernant la croissance commerciale de la ligue et sa position concurrentielle en Europe. Les clubs ont fréquemment exprimé leurs préoccupations concernant le développement des stades, la répartition des revenus télévisuels et le calendrier national. Soutenir un candidat du calibre de Malagò est considéré comme une stratégie pour élever ces priorités au niveau fédéral.
Pour la FIGC, l'arrivée d'un candidat doté des vastes relations institutionnelles de Malagò pourrait être perçue comme un atout pour réformer la gouvernance du football italien et améliorer les relations avec les organismes gouvernementaux et internationaux. Cependant, sa candidature sera probablement examinée de près par d'autres factions au sein du football italien, y compris les divisions inférieures et l'association des joueurs, qui auront leurs propres priorités lors de l'élection.
Cette décision intervient à un moment critique pour le football italien, qui connaît des succès sur le terrain dans les compétitions européennes, mais continue de faire face à des défis structurels et financiers de longue date en dehors du terrain. L'élection du prochain président de la FIGC jouera un rôle déterminant dans la définition de l'orientation du sport en Italie pour les quatre prochaines années.


